Journal I – Le 18 Avril 2018

Je commence à sentir la mise en forme des contenus autour de l’évolutionnaire me frétiller dans les neurones et les doigts. C’est bon signe. Le Manifeste évolutionnaire s’accouche plus lentement que je ne l’imaginais mais il vient. Non seulement il vient mais il presse par tous mes pores. J’ai fais un premier rubriquage/séquençage sur evernote. J’ai des tas de compilations qu’il me suffit de reprendre avec ce qu’il faut de souffle pour l’infuser dans les mots, les formules, le rythme, la sagacité du Sens.

Et puis les temps vrombillent (hihi Rimbaud !) de tous leurs feux. Un vertige giratoire semble emporter l’actualité dans une sorte de mer de plus en plus houleuse. Cela lève une lourde inquiétude dans les consciences et des vagues d’entropie et d’anomie traversés de révoltes et de pulsions violentes. Les temps s’aiguisent et annoncent les grands vents. Nous serons bientôt dans du Saint John Perse, dans du grand cru poétique déversé dans le réel. Le moment est venu alors de déboucher le champagne évolutionnaire pour fêter l’irruption de l’univers dans le cagibi de nos consciences !

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Enfin en place à Rabat. Posé dans une maison bien ancrée dans son jardin. Un mirador d’où j’aperçois des mouettes et des idées à la renverse. Le ciel est au bord de ma fenêtre et je manque régulièrement d’y tomber. Jamais je n’ai autant été disponible à cet espace intérieur/extérieur décloisonné avec toute la vulnérabilité que cela induit. Les taxis que je prends me semblent voler dans le ciel, les gens vont de- ci de-là – de hauts en bas – comme dans les peintures de Chagall. Mais je me tiens à la rambarde du temps alors tout va bien. Nous sommes bien en 2018 et je ne verrais pas les cavaliers almoravides traverser l’avenue Mohamed VI.

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Reprise progressive des langues, entre esperanto, arabe et espagnol. Quelques piqûres de chinois pour me distraire. Au fait demain j’ai rdv à l’Ambassade de Chine ! La Chine que je pratique tous les jours avec le navigateur Maxthon. La Chine dans mes cellules, traversée par les rêveries de Claudel, d’Ibn Battuta, de Guillaume Rubrouck, de Segalen, de Teilhard de Chardin… La Chine exonérée de Dieu prête à pactiser avec la démiurgique Intelligence artificielle.

 

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