Journal I – Le 21 Avril 2018 

Je me souviens de ces jouets fascinants de mon enfance : les boules à neige. Je ne suis pas étonné que des collectionneurs de ces objets soient organisés en réseaux nostalgiques de « chionosphérophiles » ainsi qu’ils se désignent. Et qu’ils se rassemblent par dizaines de passionnés du monde entier pour partager leur engouement.

Mais pourquoi évoquer les boules à neige que j’aimais tant secouer pour faire advenir cette magique pluie de flocons blancs sur un paysage de Noêl ? Ah…Tenir ainsi un monde au bout de sa main…et provoquer une féerie d’effets que mon imagination transformait en histoires…

J’évoque ce jouet parce tout au long de ma vie j’ai mobilisé la métaphore qu’il m’a toujours inspiré : attendre que la neige retombe… Car c’est une fois que celle-ci est bien retombée que l’on peut avec plaisir re-secouer la boule et reproduire la magie dans tout son éclat.

Tout cela pour dire que la neige actuelle de l’inspiration évolutionnaire est enfin bien redéposée – et que les temps sont mûrs pour relancer une nouvelle magie !

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 J’ai eu l’occasion il y a quelques jours de partager une présentation la vision  évolutionnaire à un ami. J’ai du procéder par des approches latérales progressives – en évoquant l’histoire – pour arriver au centre de sa question lapidaire : c’est quoi Dieu pour toi ?

Il est  curieux que tant de gens ne se posent pas la question de l’histoire de la conception de Dieu tout au long de l’évolution de notre espèce. On y va tout de go, comme si on pouvait faire l’économie de cette histoire et de la situation de notre question dans le curseur du temps. Le prisme contemporain par lequel nous nous posons la question de Dieu n’a rien à voir avec celui de l’antiquité, du Moyen-âge, voir du XIXème siècle, et même, osons le dire, du XXème siècle. Nous sommes dans un autre temps et il suffit d’ailleurs de se déplacer dans l’espace dans certaine région pré-moderne qui persiste encore pour quelques années sur la planète pour réaliser à quel point nous ne parlons pas du même Dieu. Bref, un beau sujet rarement abordé, dont nous ferons la fête le moment venu !

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Content de découvrir ces deux ouvrages. Celui sur Michel Servet, cet étonnant aragonais brûlé en place de Genève et dont l’héritage reste encore vivant chez les unitariens…

Et l’autre, enfin, sur le courant anti-moderne traditionaliste qui a gravité autour de René Guénon avec son lot d’illuminés et de sectes qui persistent jusqu’à nos jours dans divers calamiteux cercles ésotérico-soufis…, extrême-droitistes et complotistes que je connais bien !

Historiciser et contextualiser tout cela, extraire les personnages trop humains des auréoles et des manteaux « mystiques » dont ils se sont parés, mettre à jour les petites guerres intestines et sectaires qui ont fait leur quotidien… Et qui perdurent encore aujourd’hui… Tout cela ne peut que faire du bien au…Bien.

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Une certaine Afrique qui a soif de reconnaissance et de dignité – et je pense à toute sa jeunesse abandonnée sur le bas-côté de l’histoire – se jette avec avidité sur les mouvement radicaux kémistes portés par Kémi Séba, Jean Philippe Omutundé ou néo-spirituels africanistes comme le courant incarné, entre autres, par le farfelu Mbog Bassong… Un tapis de bombes se met en place en Afrique autour de l’idéologie du racialisme et des nouveaux messianismes noirs sans que nous nous en rendions compte. La « tension évolutionnaire » augmente dans cette région du monde et il est intéressant de la voir à l’oeuvre à travers ces canaux et médiums qui préparent les irruptions de demain. Ce sera l’objet d’un article à venir dans « géopolitique évolutionnaire ».

 

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