Lecture de Savitri, de Sri Aurobindo – 1.2

Je reprends le fil.

Je viens de récupérer des fichiers audio de lecture de Savitri que j’avais faite en français. C’était il y a quelques années…

Une bonne dizaine d’années lorsqu’avec Rachel nous habitions à Varilhes, en Ariège. Nous pratiquions toutes sortes de choses : exercices matinaux dans les bois, marches avec le mantra de Mère, toutes sortes de méditations…

J’ai bien conscience aujourd’hui que ne relirais pas du tout de la même manière !
On dirait de la lecture de l’Odyssée d’Homère !

Après la lecture de Shradhavan, mais aussi depuis que nous  avons un accès extraordinaire à tant d’autres versions audios de disciples et surtout de celles Mère… Et depuis que j’ai effectué un « braqué évolutionnaire »… je ne pourrais plus lire ainsi.

Savitri se lit par petite lampée. La lecture continue et rapide risque d’empiler, d’écraser de compacter le contenu de sens.

C’est pourquoi je vais reprendre la lecture audio de Savitri.

Mais autrement. Par petites goulées, afin de goûter toutes les nuances de sens. En croisant les lectures, les commentaires. Pour accueillir la puissance d’intelligibilité créatrice de ce Dieu parmi les Poèmes.

On doit, me semble-t-il, le considérer comme les hindous le font pour les grands textes fondateurs : comme une entité vivante, une divinité dans le sens ou il incarne une puissance créatrice.

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Vite, vite : le Premier Chant !

Chant Un
L’Aube symbolique

C’était l’heure avant l’éveil des Dieux.
Sur le chemin de l’Événement divin,
barrant la route,
L’énorme front de la Nuit, menaçant, seul
Dans son temple d’éternité sans lumière
Reposait immobile aux lisières du Silence.

Presque, on sentait, opaque, impénétrable,
Dans le sombre symbole de sa songerie sans yeux,
l’abîme de l’Infini sans corps:
Un zéro insondable occupait le monde.

 Je ne sais pas si on mesure le grandiose cosmologique de ce début. It was the hour before the Gods awake…C’était l’heure avant l’éveil des Dieux…

L’énorme front de la Nuit. 

Sa songerie sans yeux.

 

Et ce zéro insondable…
C’est d’une solennité  terrible. Franchement du frisson pur !

Pour entrer dans le sujet nous allons utiliser plusieurs ressources sur le web.
Ici cette  vidéo de Narad d’Auroville. Pour la beauté de la lecture de ce début Livre1, Chant 1.

Ici cette  vidéo de Narad avec Alok Pandey – que nous avons eu le plaisir de rencontrer à Pondichery –  comme petite mise en bouche.

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